fresque-finale



Lexique


 

A

Asse. « Petite hache dont la tête est plate d'un côté, et de l'autre la lame est large, tranchante et contournée ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

« L'asse sert à entamer le bois pour constituer à l'intérieur de la coque de la futaille une gorge concave où se creuse le jable, et à l'extrémité des douves un chanfrein ».
Vocabulaire et sens de R. Brunet, Manuel de Tonnellerie, Paris, Baillières et fils, 1925, p. 65.

Aubier ou aubour. « C'est du bois imparfait qui se trouve dans le corps d'un chêne ou de tout autre arbre, entre l'écorce et le bois de bonne qualité, et qui ne doit point employée pour faire des douves ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.



B

Bonde ou bondon. « Espèce de bouchon qui sert à fermer l'ouverture faite sur le bouge d'une futaille, et par laquelle on entonne la liqueur ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Bondonnière. « Tarrière avec laquelle on forme l'ouverture du bondon ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.


C

Cercle. « Lien de bois ou de fer, destiné à retenir les différentes planches ou douves d'une futailles, d'une cuve, etc. »
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Chanfrein. « Biseau que l'on forme en enlevant la moitié de l'épaisseur d'une pièce de bois, et la taillant en espèce de coin ou en pente, depuis l'endroit où on la commence jusqu'où se termine la planche sur laquelle on forme le chanfrein ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Chasser un cercle. « C'est le frapper jusqu'à ce qu'il soit descendu à la place qu'il doit occuper autour d'une futaille ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Chevalet. « Souvent désigné sous le nom de selle à tailler ou de marotte, est l'instrument dont le tonnelier se sert le plus fréquemment. C'est un banc surmonté d'un support en bois qui sert à l'ouvrier à maintenir les planches qu'il doit tailler. (...) L'ouvrier place la pièce de bois à travailler entre la tête et le support, et la serre en appuyant ses pieds sur la partie inférieure de la bascule, sur le palonnier ; il force la tête par le jeu de la bascule, qui coulisse et pivote, à serrer fortement. Il peut ainsi travailler les douves facilement avec différents outils, et notamment les planer en se tenant à cheval sur l'instrument ».
Vocabulaire et sens de R. Brunet, Manuel de Tonnellerie, Paris, Baillières et fils, 1925, p. 51-53.

Colombe. « Gros rabot supporté par trois pieds, ayant le tranchant de son fer à la surface supérieure ; elle sert à dresser le champ des douves pour faire le clan. Cet instrument est désigné dans le Bordelais sous le nom de banc ».
Vocabulaire et sens de R. Brunet, Manuel de Tonnellerie, Paris, Baillières et fils, 1925, p. 59.

Coutre. « Outil qui sert aux tonneliers et aux fendeurs de bois, pour faire des serches, des lattes, des charniers, etc ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.


D

Doloire. « Outil propre à doler les douves ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

« La doloire est employée pour tailler les cercles ou pour dresser les douves. On trouve dans le commerce quatre sortes de doloires : celle d'Orléans, la commune, la française et la bordelaise. Ces instruments pèsent généralement 4 kilogrammes .

La doloire bordelaise qui est la plus répandue, se compose d'un taillant ayant 0m. 35 de longueur et 0m. 17 de largeur, d'une douille ne constituant qu'une même pièce avec le taillant et d'un manche dont la longueur est proportionnelle à la longueur du bras de l'ouvrier qui en a fait usage ».
Vocabulaire et sens de R. Brunet, Manuel de Tonnellerie, Paris, Baillières et fils, 1925, p. 61.


J

Jabler.
« Jabler un tonneau : c'est former la rainure ou jable ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.


M

Merrain. « Planches ordinairement fendues avec un coutre, et qui servent à former les douves des tonneaux, fûts ou futailles ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.


P

Parage. « Faire le parage, c'est, en terme de tonnelier, égaliser les douves, leur donner une même longueur, pour pouvoir ensuite y tracer et former le jable ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Pas d'asse. « C'est le chanfrein intérieur que l'on voit sur l'épaisseur des douves qui forment la futaille ou tonneau, dans la partie du jable ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Plane. C'est « un couteau très large, de 0m. 25 à 0.35 de longueur, à deux manches, placés perpendiculairement au tranchant et dans le même plan, que l'on manœuvre en le tenant avec les deux mains ; il sert à aplanir les douves pendant qu'on les tient serrées dans le chevalet ».
Vocabulaire et sens de R. Brunet, Manuel de Tonnellerie, Paris, Baillières et fils, 1925, p. 61.


R

Rebattre. « C'est frapper sur les cercles, pour les faire entrer et se placer au point où il convient qu'ils soient pour contenir les douves d'une futailles ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.

Relier. « C'est mettre des cercles pour retenir les douves d'une futaille neuve, ou en remettre de neufs à une veille futaille dont les anciens auraient manqué ».
Vocabulaire et sens de Auguste-Denis de Fougeroux de Bondaroy, Art du tonnelier, 1763.